dimanche 31 décembre 2006

Les végétaux à Doukoula : précisions

Et en même temps, c'est la fin de la récolte du coton ! Fanny décrit des marchés de coton omniprésents, des attelages de toutes sortes - boeufs, panier sur la tête...- et les tas de coton dans les champs.

Quant au mil, il en existe dans sa région trois variétés. Pour la saison des pluies, il y a le mil rouge. Ensuite, il y a le karaï, mil plus court et poussant en condition de stress hydrique, récolté au début de l'année. Enfin, il y a une autre variété, très haute, avec des petits grains très durs et dont le cycle de développement de la plante est nettement plus long.

"C'est grâce à cette variété que les gens arrivent à se nourrir toute l'année", réflexion qui vise les ténors des cultures OGM qui restent persuadés que cette impasse nourrira la planète entière. Tristement, elle nous informe que malgré celà, le Burkina Faso s'est lancé dans la production de coton OGM.

Puisque nous sommes dans les végétaux, restons-y : les arbres. Les fleurs roses de la photo d'hier sont celles d'un pied d'éléphant, arbre que Fanny évoque souvent. Il a la particularité de ne pas avoir de feuilles ! Si elle a vu quelques baobabs (qui l'ont au moins autant marqué que le Petit Prince !) près de Garoua, Fanny voit à Doukoula des manguiers, des papayers et de très gros figuiers, mais l'avancée de la saison a fait virer du vert au sable le paysage et disparaître la plupart des fleurs. Le sable, justement, très rouge à N'Gaoundéré comme on le voit sur la photo avec Monseigneur Coca-à-la-bouteille, est dans les tons de gris-beige à Doukoula.

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