lundi 26 février 2007

Changement de loi - visa en carafe

Et voici le dernier rebond des aventures de Fanny au Cameroun : quand tout le monde lui promet qu'elle pourra faire renouveler son visa fingerzinzenoze directement "dans la place, comme disent les rappeurs (!!!)", l'administration marouaienne lui répond non pour le coup de tampon qui lui permettrait de rester deux mois supplémentaires en toute légalité.

Père Marc vole à son secours, et, alors que l'administration suditement nommée l'enjoignait à rallier Yagoua, à deux jours de voyage, ce dernier l'envoie sur Maroua, soit un peu moins loin. C'est dans ce charmant bourg de province que Fanny se rend alors que nous tapotons ces lignes ce matin.

Il s'en est trouvé des curieux quand même pour nous demander ce qu'étaient les grands arbres avec des lianes qui pendent. Bon, si nous en croyons cette oeuvre maîtresse de l'art végétal fannyien période verte, il s'agit d'un figuier. Fanny, pourtant si peu gourmande, hein, décrit en se pourléchant les babines les figuiers et surtout les pamplemoussiers croulants de fruits juteux et sucrés. Nous, on a des chênes avec des glands. Eux, des arbres avec des pamplemousses.

On ne peut pas lutter. Heureusement qu'il y a l'administration camerounaise pour nous la renvoyer !


Voici donc le fameux tableau intitulé "Le figuier".

vendredi 9 février 2007

Soeur Marie-Hélène, Maroua

Soeur Marie-Hélène est décédée le mercredi 07 février 2007 dans l'exercice de ses fonctions et les bras du médecin qui était alors là. A 63 ans, elle laisse derrière elle le souvenir d'une petite Soeur pleine d'énergie et de joie.

Sa dernière semaine fut partagée avec Fanny et les personnes du dispensaire de Doukoula.

Elle a été inhumée en terre africaine le vendredi qui a suivi.

mardi 6 février 2007

Séance d'autoportraits

Après les dessins de Fanny publiés il y a quelques semaines, voici en photo le biberonnage de la petite gazelle. Le Père James présent derrière le biberon fait office de mère adoptive. Il manque le son (plus pour très longtemps, patience) à ces photos, c'est dommage parce qu'alors on pourrait ouïr l'accent de Fanny qui est devenu assez rigolo : chaque syllabe a droit de vie dans sa phrase et la musique a changé...

Fanny évoque souvent sa camarade Bertine. Sur la fin de semaine du 03 au 04 février, elle était d'ailleurs au village de la famille de Bertine, un coin de cambrousse à deux pas de Touloum. Là-bas, elle a vécu brièvement l'Afrique "d'en bas", comme on dit chez nous.
Pas d'eau, pas d'électricité, et lorsque Fanny a voulu prendre une douche salvatrice, Bertine l'a menée a une case avec une porte qui...plutôt sans porte, en fait, et ça lui a fait tout drôle, à Fanny. Presque moins tant par la présence à deux mètres d'un groupe d'hommes en palabres ("de dehors on ne te voit pas", lui dit Bertine pour la rassurer) que par l'occupation des lieux deux autres mètres ailleurs par trois cochons. Dans la salle de bain !

Tout à gauche sur la photo, c'est Rose, une autre camarade, puis Bertine au milieu et à droite, peut-être que vous la reconnaissez, c'est Fanny, si si.
Mais zieutez plutôt vers le fond de la photo : on y découvre la case de Fanny, le fameux "pied d'éléphant" croulant de fleurs roses, et dedans icelui, la cocotte offerte à notre aventurière par les collègues de la clinique St-Louis.

Troisième photo, le commentaire de Fanny se suffit à lui-même : "photo peu évocatrice comme ça à première vue ! Ce sont les poteaux électriques reliés à rien qui jalonnent la route de Bamyanga vers Ngaoundéré." Vous avez vu la belle route ? Et dire qu'on se plaint des régiments jaune fluo de la DDE !

Il faut quand même revenir un peu sur l'épisode de Touloum. Fanny suscite la curiosité à cause de la couleur de son épiderme. Dans le village de la famille de Bertine, une femme lui a confié qu'elle pensait que les blancs ne se reproduisaient pas : elle n'a jamais vu que des Pères et des Soeurs...
Par ailleurs, rien que par sa présence, "les enfants se cognent dans les arbres (sic)" d'étonnement et de facination...elle décrit un enfant qui a réussi à se coller par terre parce qu'il la dévisageait tellement qu'il s'est pris les pieds dans des racines.

Une autre fois, en pleine campagne de vaccination contre la polio, Fanny attendait les mères à la sortie de l'église, repérant toutes celles qui avaient un paquet de forme humaine dans le dos, afin de les intercepter et de vacciner ledit paquet. L'opération, précise-t-elle alors, nécessite d'avoir les tympans bien accrochés à cause des hurlements des enfants "blanchophobes (re-sic)" !...

jeudi 18 janvier 2007

Un peu de polésie : plumes rouges et chien comique

Malgré l'absence à Doukoula l'éternelle d'un salon de coiffure, Fanny a obtenu une indication sur la température extérieure, soupçonnant depuis un moment le thermomètre d'avoir une chute de tension inadéquate avec son positionnement géographique.

Quelle ne fut pas sa surprise d'apprendre que ce froid glacial qui enveloppe la petite campagne nord-camerounaise au point que les autochtones enfilent anoraks et allument feux meurtriers correspond à 25°C sur un thermomètre homologué.

Mais après les chaleurs qu'elle a connu et qu'elle va reconnaître, ces 25°C-là sont plus frais que nos 10°C venteux actuels...on ne va pas se plaindre, nous, on a la pluie. Na na nerre.

Voici pour se réchauffer le coeur et les abattis ces quelques plumes qui font passer le plus élégant de nos friquets pour un épouvantail à faire fuir un champ de blé.

Toutefois, bien qu'éblouis par l'éclatante couleur de ces bouts d'oiseau, je vous rappelle que notre moineau national est une espèce en voie de disparition et que ce serait bien de faire un gros geste pour lui même s'il n'a pas ce fascinant ramage qui ferait de lui le phoenix des hôtes de nos villes s'il tenait en son bec un fromage, ce qui est dur parce qu'il est tout petit.

Fanny a envoyé ce dessin d'un chien que certains d'entre-vous connaissent bien sous le nom de VANILLE, véaènideuzèleu, et qui est à peu près aussi comique dans la réalité que sur le dessin. Au nom de l'humour.

Et enfin, pour terminer sur une vraie note de polésie, voici un extrait d'un dessin illustrant le soir dans la brousse, les indigènes autour du feu de camp à l'heure où un paquet d'occidentaux s'abreuve à la grand messe du vinteure, le calme de la campagne camerounaise et de ses grand arbres aux lianes pendantes qui contraste avec les embouteillages sur le périphérique nord et la lumière glauque qui pendouille des lampadaires en zinc humide aux pieds desquels poussent des fleurs de bitumes importées des pays de l'est. Quand je vous promettais de la poésie...

Un petit peu d'Afrique : mil et une vache

Au menu du jour ce jeudi : visite de la prison des hommes pour la seconde journée consécutive, diffusion d'un film de prévention du Sida.

Dans un message précédent, il était question du coton qui s'entassait dans les champs. Grâce à une aimable prêtation d'un agent secret dont je ne divulguerai pas le moindre indice permettant de le compromettre (d'autant que j'escompte épouser sa fille aînée, alors hein) voici une photo d'un tas...de mil, ben oui, dans la vie on n'a pas toujours ce que l'on veut.
Comme vous le remarquerez avec cette vivacité que je vous envie, il y a d'étranges bêtes qui glanent. Quelles sont-ce ?...l'avenir nous le dira, mais on dirait bien un genre de mouton.
Cliché pris à Doukoula, en décembre de l'an deux "mil" six, "à quelques pas du saré de la mission, les friches des champs de mil, avec les tiges rassemblées en bottes...Ca sert à faire des palissades, ou de nourriture pour les bêtes..."

Puisque l'on parle encore et toujours de mouton, voici une vache. Une vrai vache camerounaise, dans une vraie étable camerounaise qui n'a pas grand-chose à envier aux étables que l'on peut croiser sur nos chemins creux de la France éternelle, du reste. Photo prise subrepticement au noviciat de N'Gaoundéré en décembre de l'an passé.

Contredisez-moi si je m'abuse, mais avec ce bestiau-là, on est plus proches morphologiquement du buffle que de la vache de nos vertes prairies, ce qui doit avoir une explication logique (qui me permettrait certainement d'en remettre une couche sur les OGM, parce que je soupçonne dans cette bizarrerie un facteur d'adaptation) que se feront un plaisir de nous exposer ceux qui savent et ceux qui cherchent grâce à l'onglet ci-dessous intitulé "publier un commentaire", d'avance, merci les spécialistes.

samedi 6 janvier 2007

Messages de la nouvelle année

C'est avec beaucoup de curiosité qu'on a ouvert les colis que Fanny avait fait parvenir du Cameroun. Graines, fleurs, boule de mil, insectes, plumes, dessins, il y en avait de toutes les sortes.

Voici un dessin qu'elle intitule "Autour du bilbil", cette dernière étant la boisson nationale du Cameroun (sauf chez les évêques de N'Gaoundéré qui préfèrent le coca), boisson du reste alcoolisée si je ne m'abuse. J'vous raconte pas les calebasses que Fanny s'envoie derrière la cravate pendant les fêtes !...


Fanny, en fait de boire, prépare de ce samedi jusqu'au mardi qui vient, une séquence de vaccination contre le #*$+# (aviez-vous déjà vu un trou de mémoire ? ben voilà, c'est fait) et se réjouit du retour sur le dispensaire de Bertine, avec qui elle va de nouveau pouvoir cuisinier et se raconter le dernier Douala-Match.

Comment se fait la lessive à Doukoula ? "Ho, me répond Fanny, dans une bassine et avec un savon de Marseille". Elle rajoute que ses vêtements sont de plus en plus élimés à force. On la voit sur cette photo en train de materner petit Joël, un enfant dont la mère est décédée après la naissance. Durant quelques jours, Fanny a gardé le petit bonhomme dans sa case, le temps pour que la soeur de ce dernier, âgée d'une douzaine de printemps, vienne s'organise pour s'en occuper.

Au dispensaire, un collègue s'est acheté une motal d'occase pour 75.000 F.CFA. Traduction : 120 €. Cette différence de "niveau" de vie laisse Fanny assez perplexe sur les question qu'un occidental peut se poser au jour le jour - au moment des soldes, par exemple, où le moindre gant de toilette à -75% paierait l'année scolaire d'un môme.

dimanche 31 décembre 2006

Vendeurs de bord de route

Est-ce que je ne vous avait pas dit que je reviendrais sur Orange Cameroun ?...

Si. C'est que je fais à l'instant même, au travers de cette gravure datant du XXI ème siècle après que Jésus crie, et plus exactement, en 22 après Fanny. C'est d'ailleurs elle l'auteur de cette représentation symbolique et instructive d'un stand Orange Partners, où l'on achète des cartes et l'on s'instruit des tarifs du groupe de téléphonie mobile, avoisinant un vendeur non pas de boissons rafraîchissantes comme on pourrait le penser, mais...de fioul. La couleur dépend de la qualité, pour autant que je m'en rappelle bien. Le carburant est à un prix exorbitant pour les camerounais, qui l'achètent donc par un ou deux litres...

Je vous laisse admirer les expressions des personnages, y compris le chien, dans un dessin où le trait épuré et stylisé de Fanny s'exprime très facilement.

Quelques information sur Doukoula

Un agent inconnu à publié sur ce site un lien mystère qui permet d'en connaître un peu plus long sur la région de Doukoula pour peu que l'on jaspine le rosbiff.

Voici donc cette page secrète qui vous permettra de planifier vos prochaine vacances au Cameroun, à Doukoula-dans-le-Mil.

Les animaux à Doukoula

Autres cas rencontré au dispensaire : la morsure de serpent. A Doukoula, il y a des echis et des najas. Mais il y a aussi des margouillas, gros lézards colorés qui font le régal du chat et qui colonisent tous les terrains, y compris la salle de soins, les caméléons, et le soir venu, les chauve-souris géantes qui décollent par centaines des arbres et couvrent le ciel. Les crapauds et les insectes se font beaucoup plus discrets, leur saison est passée.

Si le jour, le soleil tape droit - il n'y a pas eu de pluie depuis avant l'arrivée de Fanny, et cette dernière déclarde sur l'honneur n'avoir jamais vu un seul nuage dans ce ciel-là - et fait monter la température à 25 ou 30° C, la nuit, c'est le froid qui enveloppe les hommes et un ciel pur (hors décollage d'escadrilles de chauve-souris) où brillent les étoiles et éclaire la lune "comme un projecteur, tu vois ton ombre !".

Mais quelques nuit, il n'y a pas de lune, et comme il n'y a pas d'éclairage public non plus, la nuit devient un pot d'encre dans lequel une voix s'entend à un mètre sans qu'on en voie l'émetteur. Ces nuits-là, Fanny préfère rester bien au chaud dans sa case. Et quand vient le matin, il faut prendre sa douche, avec l'eau qui est restée dans le tuyau toute la nuit et qui est glacée. Dans la journée, elle deviendra bouillante...

Le travail au dispensaire

Au dispensaire, les travaux de restauration du bâtiment central ont été achevés. Les bâtiments souffrent de la philosophie de construction du pays : vite et pas cher. Les fissures s'invitent rapidement, les peintures s'écaillent, bref, on se croirait en France. "Dans le bâtiment de pédiatrie, tu as peur que si tu claques la porte trop fort, il y ait un bout de plâtre qui te tombe dessus". Quant à l'église, section travaux, elle a reçu des bancs qui ont remplacé les planches posées sur des petits cubes de bois à cinq centimètres du sol et qui permettent de chanter à plus juste titre "plus près de toi mon Dieu". Ce fut un véritable évènement : la télévision locale est venue, il y a eu une grande fête et tout et tout...

Pour le reste du dispensaire, c'est la saison des brûlures. La température descend brusquement le soir - ayant demandé à Fanny quelle température il faisait le matin, j'ai eu la réponse suivante : "Bon, il y a des matins, on est obligé de mettre un pull !" - et les gens allument des feux de bois. Allez savoir pourquoi, ils n'arrêtent pas de tomber dedans, et depuis deux semaines, les brûlés succèdent aux grands brûlés. Fanny en voit de toutes les couleurs, et elle précise que ça dépasse en horreur ce qu'elle a vu jusqu'alors en France...toutefois, elle souligne le calme et le silence d'enfants lors des soins, alors qu'ils doivent endurer une souffrance terrible.

Mardi, il y a eu un accouchement, mais l'enfant, après une tentative de réanimation au bouche à bouche, n'a pas retenu la Vie.

Et Fanny a assisté à la venue d'une jeune fille de 16 ans qui refuse le mariage que sa famille a concoté pour elle, avec un militaire marié et père d'enfants de plus de vingt ans...la jeune femme a été transférée à Touloum, où il y a un centre d'accueil pour ce type de problématique.

Les végétaux à Doukoula : précisions

Et en même temps, c'est la fin de la récolte du coton ! Fanny décrit des marchés de coton omniprésents, des attelages de toutes sortes - boeufs, panier sur la tête...- et les tas de coton dans les champs.

Quant au mil, il en existe dans sa région trois variétés. Pour la saison des pluies, il y a le mil rouge. Ensuite, il y a le karaï, mil plus court et poussant en condition de stress hydrique, récolté au début de l'année. Enfin, il y a une autre variété, très haute, avec des petits grains très durs et dont le cycle de développement de la plante est nettement plus long.

"C'est grâce à cette variété que les gens arrivent à se nourrir toute l'année", réflexion qui vise les ténors des cultures OGM qui restent persuadés que cette impasse nourrira la planète entière. Tristement, elle nous informe que malgré celà, le Burkina Faso s'est lancé dans la production de coton OGM.

Puisque nous sommes dans les végétaux, restons-y : les arbres. Les fleurs roses de la photo d'hier sont celles d'un pied d'éléphant, arbre que Fanny évoque souvent. Il a la particularité de ne pas avoir de feuilles ! Si elle a vu quelques baobabs (qui l'ont au moins autant marqué que le Petit Prince !) près de Garoua, Fanny voit à Doukoula des manguiers, des papayers et de très gros figuiers, mais l'avancée de la saison a fait virer du vert au sable le paysage et disparaître la plupart des fleurs. Le sable, justement, très rouge à N'Gaoundéré comme on le voit sur la photo avec Monseigneur Coca-à-la-bouteille, est dans les tons de gris-beige à Doukoula.

La nourriture et les récoltes

Lorsque j'ai Fanny au téléphone jeudi soir, elle est de garde au dispensaire. Les soeurs sont à Kapsiki.

Voici quelques anecdotes assez fraîches qui permettent d'imaginer un peu sa vie.

Comme c'est la fin de l'année, on fête là-bas aussi bien le jour de l'an que la fête de l'Aïd. A cette occasion, Fanny confie qu'ils vont "se régaler avec toutes les victuailles de France"...saucisson (pour la fin d'année, pas pour l'Aïd, évidemment), fromage, chocolat...D'ailleurs, Fanny a profité de l'absence de Big-Brother Jacqueline pour cuisiner des sablés qui "changent des boules de sésame que [Fanny] ne supporte plus". La nourriture, en cette période qui va à la sécheresse, s'est raréfiée en fruits ; il y a beaucoup de patates et de bananes plantain, ainsi qu'une grande quantité de viande dont les Toupouris se nourrissent beaucoup.

Néanmoins, c'est la période des agrumes : citron vert (qu'elles ont conservé en sirop en prévision de la saison chaude), oranges vertes, pamplemousses verts - que les marmots appellent "pampalamousse" - et bientôt, les mangues. Celles-ci sont déjà disponibles à N'Gaoundéré et Garoua. Dans cette dernière ville, Fanny a vu pousser des fruits "sur des 'fils', comme des guirlandes de Noël".

samedi 30 décembre 2006

Vente de fripes et vue du dispensaire, côté technique

Non non, ce n'est pas la célébration nauséabonde de l'exécution du "raïs", ce n'est pas la 'salle des pendus' d'une mine africaine à ciel ouvert, c'est...le marché au vêtements de N'Gaoundéré. Fanny précise : "[...] les mannequins sont très légers et volent de branche en branche !".

Au fond de la photographie, la boutique Orange Cameroun, et Fanny nous précise que son rival de toujours, MTN, ne doit pas avoir sa boutique bien loin car ils vont toujours ensemble...



Quant à cet autre cliché, il nous dévoile la salle de torture, qui n'est autre, en fait - et les spécialistes autont reconnu - que la salle d'accouchement du dispensaire, là où vient la Vie quand tout se passe bien, ce qui arrive. Fanny écrit : "La salle d'accouchement du dispensaire (là où Cécile est née !) avec le tablier en plastique...dans le fond, sous un drap, une couveuse qui n'a jamais servi."

Fanny au Cameroun : les portraits

Voici, en cette veille de réveillon et d'agapes écoeurantes, quelques photos de la jolie Princesse dans son pays...

Sur ce cliché, la voici dans son costume de travail, entourée d'arbres aux fleurs roses pour lesquelles je vous invite à porter presque autant d'intérêt que pour Fanny, en compagnie de Delphine et de la petite Cécile.

Sur cette seconde photographie, elle est à N'Gaoundéré, joyeusement accompagnée par le "sacré évêque" du lieu, selon ses propres mots, "Monseigneur Djida qui boit sa bouteille de coca 'à la bouteille' justement lors des grandes assemblées !". Ca l'a presque plus frappée que le concubinage des prêtres, cette histoire-là !...