Quelle ne fut pas sa surprise d'apprendre que ce froid glacial qui enveloppe la petite campagne nord-camerounaise au point que les autochtones enfilent anoraks et allument feux meurtriers correspond à 25°C sur un thermomètre homologué.
Mais après les chaleurs qu'elle a connu et qu'elle va reconnaître, ces 25°C-là sont plus frais que nos 10°C venteux actuels...on ne va pas se plaindre, nous, on a la pluie. Na na nerre.
Voici pour se réchauffer le coeur et les abattis ces quelques plumes qui font passer le plus élégant de nos friquets pour un épouvantail à faire fuir un champ de blé.
Toutefois, bien qu'éblouis par l'éclatante couleur de ces bouts d'oiseau, je vous rappelle que notre moineau national est une espèce en voie de disparition et que ce serait bien de faire un gros geste pour lui même s'il n'a pas ce fascinant ramage qui ferait de lui le phoenix des hôtes de nos villes s'il tenait en son bec un fromage, ce qui est dur parce qu'il est tout petit.
Fanny a envoyé ce dessin d'un chien que certains d'entre-vous connaissent bien sous le nom de VANILLE, véaènideuzèleu, et qui est à peu près aussi comique dans la réalité que sur le dessin. Au nom de l'humour.
Et enfin, pour terminer sur une vraie note de polésie, voici un extrait d'un dessin illustrant le soir dans la brousse, les indigènes autour du feu de camp à l'heure où un paquet d'occidentaux s'abreuve à la grand messe du vinteure, le calme de la campagne camerounaise et de ses grand arbres aux lianes pendantes qui contraste avec les embouteillages sur le périphérique nord et la lumière glauque qui pendouille des lampadaires en zinc humide aux pieds desquels poussent des fleurs de bitumes importées des pays de l'est. Quand je vous promettais de la poésie...






